Eau et pollution : au-delà des apparences

Saviez-vous qu’entre 900 millions et 1 milliard de personnes, principalement en Afrique et dans le sud de l’Asie, n’ont pas accès à l’eau potable? La pollution de l’eau est même la première cause de mortalité dans le monde : les maladies associées à l’eau insalubre (diarrhée, choléra, typhoïde, etc.) tuent chaque année 8 millions de personnes. Difficile à croire lorsqu’on n’a qu’à ouvrir un robinet pour avoir accès à de l’eau propre à volonté…

Les plus grands pollueurs sont-ils ceux qu’on pense?

Lorsqu’on parle de pollution de l’eau, on pense souvent à ces immenses usines qui déversent leurs eaux usées directement dans les cours d’eau; ou à tous ces engrais et pesticides rejetés dans les lacs et les rivières par les exploitations agricoles. L’industrie et l’agriculture ne sont évidemment pas blancs comme neige, mais sont-elles les seules coupables? À ce sujet, la Commission de coopération environnementale (CCE) de l’ALENA vient de publier un rapport selon lequel les principales sources de rejets polluants dans les cours d’eau seraient… les usines d’épuration municipales!

Plusieurs usines d’épuration n’arrivent tout simplement pas à filtrer la totalité des polluants qui se retrouvent dans les égouts. Et plusieurs de ces substances potentiellement nuisibles proviennent directement de nos activités domestiques quotidiennes (l’utilisation de produits nettoyants pour la vaisselle ou la salle de bain, etc.). Dans ces cas, nous pouvons facilement réduire notre impact individuel en choisissant des produits plus écolos ou en fabriquant soi-même ses produits nettoyants. Dans d’autres cas, c’est plus compliqué, car même les médicaments que nous ingérons (les antibiotiques et la pilule contraceptive, notamment) peuvent se retrouver dans les systèmes publics d’égouts par l’urine et affecter directement la faune marine.

Et le gaspillage?

Le gaspillage d’eau potable influence aussi indirectement la pollution des cours d’eau en augmentant le volume d’eaux usées à traiter. Comme plusieurs d’entre vous, sans doute, je pense à fermer le robinet lorsque je me brosse les dents et j’essaie de ne pas trop m’éterniser sous la douche. Ces gestes simples, comme plusieurs autres, permettent d’économiser l’eau potable. Mais la consommation d’eau va bien au-delà de ce qui coule du robinet…

J’ai été surprise de découvrir qu’il faut près de 16 000 litres d’eau pour produire 1 kg de bœuf, 3 900 litres pour 1 kg de poulet et 70 litres pour une pomme (voir le site Water Footprint pour d’autres exemples). En choisissant de remplacer de temps en temps votre filet mignon par un plat de légumineuses, vous économisez plusieurs milliers de litres d’eau!

Concrètement, plusieurs outils en ligne (et même sur iPhone) permettent de calculer votre « empreinte en eau » en fonction de vos habitudes de consommation. Le Jour de la Terre est un bon prétexte pour prendre conscience de l’impact de certains de vos choix sur la quantité d’eau que consomme votre ménage. Vous pouvez même vous amuser à comparer votre consommation personnelle à la moyenne nationale des pays. Je vous laisse deviner où les gens consomment le plus d’eau…

Malgré tout, il ne faut pas oublier que chaque petit geste compte : une seule goutte par seconde qui s’écoule d’un robinet mal fermé, c’est environ 20 litres d’eau par jour et 6 500 litres par année, soit une centaine de douches de 4 à 5 minutes! Allez, en toute honnêteté, combien de temps a duré votre dernière douche?

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