Nouveaux pères, nouvelles mères ?

Hier, à l’occasion de la Fête des Pères, plusieurs d’entre nous ont appelé, visité ou eu une pensée pour leur papa. D’autres ont célébré pour la première fois cette fête devenue également la leur au cours de la dernière année. Ces nouveaux pères se démarquent en refusant de reproduire le modèle du pourvoyeur absent, autoritaire et peu enclin aux câlins. Les nouvelles générations d’hommes redéfinissent le rôle de père et, par conséquent, celui de mère également…

Pères et mères : quels repères ?

Blaise G. et sa fille Frédérique, 7 mois 1/2. © Catherine Gendreau

Avoir des enfants est souvent désormais un projet commun, désiré, réfléchi, planifié, et les pères s’impliquent plus que jamais dans ce processus. Lorsque j’ai suivi mes cours prénataux, il y a deux ans, j’ai été agréablement surprise de constater la présence d’un grand nombre de papas attentifs et désireux de participer sincèrement à toutes les étapes de la vie de leur enfant et ce, même avant sa naissance !

Les nouveaux pères
Mais qui sont ces nouveaux pères ?  Au Québec, 75 % des nouveaux pères prennent un congé de paternité, d’une durée moyenne de 5 semaines (le maximum prévu), et 14 % des pères prennent trois mois de congé parental au cours de l’année qui suit la naissance de leur enfant (un nouveau papa sur 10 prend l’intégralité du congé parental). Certains mettent même carrément de côté leur carrière pour devenir papa au foyer.
Les nouveaux pères changent les couches, donnent le biberon et le bain, et jouent beaucoup plus avec leur progéniture que ne le faisaient les hommes des années 50 et 60. Et c’est tant mieux ! En effet, plusieurs études démontrent que la présence régulière du père durant les premières années de la vie de son enfant a de nombreux impacts positifs sur le développement de ce dernier : l’enfant serait plus confiant, plus sociable et plus débrouillard.

Papa et maman d’aujourd’hui : des rôles distincts ?
Avec cette répartition des tâches plus égalitaire et cette présence accrue des hommes dans la vie de leur enfant, certains se questionnent : les nouveaux pères joueraient-ils à la mère ? Le père et la mère ont-ils encore des rôles bien distincts dans l’éducation de leur enfant ? Et qu’est-ce qu’être père, au fait ?
Ces questions se posent d’autant plus lorsqu’on sait que 29 % des enfants de parents divorcés vivent en garde partagée : chaque parent doit remplir tous les rôles le temps de sa garde, et être à la fois la figure d’autorité qui inculque la discipline, et la personne qui calme les angoisses et guérit les petites blessures à grands renforts de «becquer bobo »…

Dans ces circonstances, existe-t-il encore des comportements typiquement paternels, des attitudes typiquement maternelles ? Est-ce que l’apparente uniformisation des rôles est souhaitable pour le développement de l’enfant ? Qu’en pensez-vous ?

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3 réponses à Nouveaux pères, nouvelles mères ?

  1. berrai dit :

    quand les papas maternent les enfants gouvernent !hhihihi

  2. Michelle dit :

    J’ai eu la chance d’avoir un papa à la maison durant les deux premières années de ma vie. Il s’occupait de tout : lessive, purées, ménage et jeux, et pourtant il est aussi resté « Papa » avec toute sa virilité, hahaha! Aujourd’hui, près de 30 ans plus tard, nous sommes toujours très proches et je me considère vraiment privilégiée d’avoir eu cette chance incroyable. Si mon conjoint désirait rester à la maison quelques temps pour s’occuper des enfants, ce n’est certainement pas moi qui l’en empêcherais!

  3. Samuel Metta dit :

    Je trouve que cela fait beaucoup de sens que le père et la mère se partagent la responsabilité de leur(s) bébé(s). Dans un monde où les directeurs essaient de donner trop d’heures supplémentaires de travail à l’homme en plus de se situer dans une société à chômage élevé, je crois que le partage de la garde du bébé est une des meilleures raisons pour donner une chance pour tous et toutes, et ce, à tous les niveaux dans la société.

    Malgré que ce système a raison d’être préconisé, des défauts apparents apparaîssent dans la culture québecoise. Les CPE viennent beaucoup en aide aux pères et mères bien aisés. Au Québec, on compte 180 000 enfants dans les réseaux du Centre De la Petite Enfance. Une fois sevré, l’enfant au Québec passera en moyenne 30 heures par semaine dans une garderie publique entre l’âge de 1 à 4 ans pendant que les deux parents travaillent du lundi au vendredi. Même si beaucoup de pères et mères peuvent se permettre payer le plein prix aux CPE, ils préfèreront se mettre sur la liste d’attente et de recevoir le service pour aussi peu que 7$ la journée, alors que les autres provinces canadiennes n’arrivent pratiquement pas à trouver une garderie moins chère que 7$/heure. Cela se résulte à un endettement financier beaucoup plus prononcé que dans les autres provinces du Canada.

    Alors évidemment, je trouve excellent que de plus en plus de pères prennent un congé de paternité pour leur bébé, sauf que je crois qu’il devraient en faire autant pour leur enfant. Cela désengorgerait les CPE qui sont actuellement bondés d’inscriptions. Et je crois qu’en toutes choses, en voyant le père faire de la sorte pour leur enfant comme ils ont fait pour leur bébé, la mère sera assez reconnaissante du père qu’elle se sentira à l’aise de faire sa part pour l’enfant aussi.

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