TDA/H : une pilule difficile à avaler

« Le TDA/H n’existe pas, c’est une excuse pour ne pas discipliner son enfant ! »

Cette affirmation vous fait sursauter ? Elle est pourtant répandue… Même si nous avons tous entendu parler du trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), nous sommes encore nombreux à stigmatiser les gens qui en souffrent et leur entourage. Manque de discipline, mauvaise éducation, paresse, immaturité, maladie mentale, autant de préjugés infondés qui isolent les personnes atteintes de ce trouble neurologique.

Le TDA/H touche environ 5% des enfants et 4% des adultes nord-américains, et plus de la moitié des enfants atteints continuent de présenter des symptômes de la maladie à l’âge adulte. La comorbidité (coexistence de d’autres maladies comme la dépression, les troubles d’apprentissage, le syndrome de Gilles de la Tourette, etc.) est fréquente chez les personnes atteintes de TDA/H, ce qui rend son diagnostic plus difficile.

Soyons honnête, un enfant qui agit sans réfléchir, est incapable de se concentrer, rêvasse, démontre de l’impatience voire de l’agressivité, ça dérange ! Pour pallier ces symptômes qui peuvent miner les relations sociales et nuire à la scolarisation, on a souvent recours à la médication.

Le TDA/H : Tabou De l’Adulte avec ou sans Honte ?

Le petit Parisien, Willy Ronis

Le traitement médicamenteux du TDA/H est sujet à controverse et les avis divergent. Pourtant, la médication est une partie importante du traitement du TDA/H.

Pris quotidiennement, les médicaments, pour la plupart des stimulants, contribuent paradoxalement à diminuer l’agitation et augmenter la capacité de concentration des patients, enfants ou adultes, atteints du trouble déficitaire d’attention.  Cependant, là encore les patients adultes et/ou les parents de patients mineurs se font juger et culpabiliser. On n’a qu’à faire un tour sur les nombreux forums qui portent sur le sujet pour être renversés par la violence et l’intransigeance des commentaires à l’endroit de ceux qui ont opté pour la prise de médicaments.
La revue médicale The Lancet vient même de publier une étude suggérant l’adoption d’un régime alimentaire draconien afin de permettre la cessation des médicaments prescrits…

Pas étonnant, dans ces circonstances, que les personnes souffrant de TDA/H préfèrent souvent taire leur condition et cacher leur maladie !

Informer pour mettre fin aux préjugés

Le TDA/H est un sujet qui n’a pas fini de faire couler de l’encre. Qu’en pensez-vous ? Devrait-on limiter la médication et privilégier d’autres approches (thérapies, etc.) pour réduire les symptômes de la maladie ?

Pour en savoir davantage, ne manquez pas notre billet DE VISU sur les troubles d’apprentissage et le TDA/H, en ligne sur Ikonet ce vendredi ! En attendant, je vous invite à visionner cet excellent épisode de Découverte portant sur le sujet.

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2 réponses à TDA/H : une pilule difficile à avaler

  1. rouabah dit :

    Vraiment géniale comme vidéo, très complète…réconfortante!

  2. govignon dit :

    Il est très difficile d’entendre les schémas préconçus sur les difficultés des enfants et adultes souffrant du TDA.
    Autant je comprenne qu’on ne comprenne pas la difficulté, autant il est important de laisser au moins le bénéfice du doute et la tolérance au lieu de juger à l’emporte pièce.
    Bien sûr la médication n’est pas la seule solution mais elle peut être très utile en période de crise.
    Plus encore, ayant découvert sur le tard ce trouble neurologique car je compensais avec un cerveau au système cognitif particulier, autant la période de crise puis la médication (j’ai été très vite bien orienté) m’on fait prendre conscience que ce trouble était devenu un handicap. Bien sûr, il n’est pas toujours vécu comme ça.
    Personnellement, les voies que j’empruntais pour tenter de réussir ma vie m’ont amusé, jusqu’à des échecs successifs…
    Si la solution était l’éducation, je pense sincèrement que le TDA ne serait pas un tel problème pour les personnes qui en souffrent.
    La médication m’a soulagé et m’a éloigné de chemin fort peu productif (drogue et compagnie).
    J’essaie parallèlement des méthodes alternatives, mais la connaissance de soi fut déjà un énorme pas, que malheureusement peu de personnes sont susceptibles de comprendre.
    On préfère le plus souvent demander à un aveugle de voir.

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