Avec les grossesses simultanées de plusieurs étoiles des tapis rouges, je trouve que le ventre bombé est en voie de devenir l’accessoire mode de la saison… Une amie à qui je confiais cette réflexion, maman depuis peu, m’a ramenée sur terre en m’expliquant que ce chic ballon rond s’accompagne bien souvent d’un effet secondaire pas si seyant : l’utérus étant situé juste au-dessus de la vessie, bébé pèse de tout son poids sur l’appareil urinaire maternel… et bonjour les fuites ! Bonne nouvelle : elle m’a aussi donné quelques trucs qui permettent de limiter les dégâts.
Pendant la grossesse : exercices de Kegel et saine alimentation
À part les coups de pied de bébé sous la ceinture, plusieurs facteurs peuvent augmenter les risques d’incontinence urinaire. Mieux vaut, par exemple, mettre de côté la pratique de certains sports, par exemple le basketball ou même le jogging, qui donnent des à-coups au niveau du périnée (l’ensemble de muscles en forme de hamac qui soutient la vessie et les organes génitaux). Pendant la grossesse, on opte plutôt pour des sports légers, comme la marche ou la natation.
Pour plusieurs femmes enceintes, surtout parmi celles qui ont déjà accouché par voie naturelle, un rire ou une toux peuvent suffire pour provoquer de légères pertes d’urine. Pour prévenir celles-ci, les médecins recommandent de pratiquer régulièrement les exercices de Kegel, qui renforcent les muscles qui contrôlent la vessie et l’urètre. On peut aussi se donner un coup de pouce en évitant certains aliments irritants pour l’appareil urinaire (café, boissons gazeuses, agrumes, chocolat, tomates, etc.) et en leur préférant des aliments riches en fibres, qui contrent la constipation et diminuent la pression exercée sur la vessie par l’intestin.
Après l’accouchement : requinquer les muscles affaiblis
Le processus de l’accouchement n’étant pas particulièrement tendre envers les muscles périnéaux, environ une femme sur deux sera encore affectée par de l’incontinence d’effort après la naissance de bébé. Si tel est le cas, il est important d’en parler avec un spécialiste. En plus des exercices de Kegel (qui, soit dit en passant, peuvent aussi contribuer à augmenter le plaisir sexuel), le médecin peut alors prescrire des séances de rééducation avec un physiothérapeute ou un kinésithérapeute spécialisé. Éliminer un surpoids peut également aider à rétablir la situation, mais attention : il ne faut pas se lancer dans des séries d’abdominaux ou d’autres exercices violents avant d’avoir complété sa rééducation, les muscles périnéaux affaiblis risquent de mal le tolérer.
Ça peut sembler un peu injuste de demander aux futures mères de composer avec ces désagréments… mais peut-être découvrira-t-on un jour qu’il y a derrière tout ça une bonne raison, comme pour les nausées matinales, qui protègeraient l’embryon en empêchant sa maman de consommer certains aliments plus susceptibles de contenir des parasites ou des poisons !



Bravo pour votre article, clair et bien illustré, sur ce sujet un peu tabou…
Merci Frédérique !
Tu seras peut-être aussi intéressée par un site sympathique, Délit de petites fuites, où les femmes sont invitées à échanger histoires, commentaires et questions sur ce phénomène courant : http://delitdepetitesfuites.ca