Le miel : remède ancestral qui a de l’avenir

Aujourd’hui, j’ai décidé de mettre un peu de douceur dans votre journée en vous parlant du miel. Cet aliment au goût et à la couleur variés est bien connu des gastronomes pour son pouvoir sucrant, ainsi que pour les multiples usages culinaires que l’on peut en faire. Mais ce produit naturel, issu directement du laborieux travail des abeilles, est aussi réputé depuis l’Antiquité pour ses propriétés médicinales. Récemment, des études ont même clairement établi ce qui donnait au miel ses capacités antibiotiques.

Comment se forme le miel ?

La production du miel est le fruit du travail des abeilles, qui récoltent le nectar à l’aide de leurs pièces buccales adaptées; elles lèchent le nectar des fleurs et le projettent jusqu’au jabot (une poche située dans le tube digestif), où le nectar et la salive de l’abeille s’accumulent. Une transformation du nectar en miel s’opère par l’action enzymatique de la salive et du suc gastrique, qui convertit le sucrose du nectar en glucose et en fructose. Ce produit est alors déposé par les abeilles dans les alvéoles de la ruche pour être ensuite ventilé à grands battements d’ailes afin de diminuer le taux d’humidité entre 14 et 20 %; cette ventilation peut prendre jusqu’à 20 minutes. Le miel est alors prêt à être consommé.

Le miel, remède ancestral…

Connu depuis des millénaires, le miel était d’abord réservé aux plus riches, qui l’utilisaient dans les préparations culinaires, mais aussi pour conserver les fruits. Il était également employé dans les cultes religieux; on s’en servait, entre autres, comme offrande aux dieux, pour baptiser, pour nourrir les animaux sacrés et pour embaumer les morts. Le miel est aussi réputé depuis longtemps pour ses propriétés médicinales : il était reconnu comme purificateur, antiseptique, tonifiant, sédatif, fébrifuge (qui fait baisser la fièvre), apéritif et digestif. Les civilisations antiques l’utilisaient pour soigner des blessures ou des problèmes digestifs, ainsi que pour embellir la peau. Véritable « élixir de longue vie », il était vénéré, tout comme l’abeille, que l’on surnommait « la messagère des dieux ».

La réputation curative du miel a tenu la route jusqu’à nos jours. Il est en effet aujourd’hui reconnu que ce produit a un effet positif sur la santé de l’appareil digestif : il améliorerait le fonctionnement des molécules de la microflore intestinale (effet prébiotique), favorisant ainsi un bon transit intestinal. Il aiderait aussi à prévenir et à traiter des affections comme l’ulcère gastrique. Le miel permettrait également de prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de certaines maladies neurodégénératives, grâce à sa teneur en antioxydants (flavonoïdes). Il est aussi reconnu pour ses effets sur la peau : il hydrate, apaise et protège la peau du vieillissement prématuré. Il accélère aussi la cicatrisation des tissus dans certains cas de brûlures et d’autres types de plaies. Enfin, le miel est réputé pour lutter contre les irritations de la gorge, les états grippaux, les infections respiratoires et les maladies pulmonaires, principalement grâce à son effet antibactérien. Et la liste est encore longue !

… et antibiotique du futur

Des chercheurs ont récemment percé le secret des propriétés antibiotiques du miel. Ces dernières sont liées à deux protéines qui le composent : les inhibines (qui ralentissent ou empêchent la reproduction des bactéries) et les défensines (qui jouent un rôle dans système immunitaire). Les secondes sont aussi actives contre des bactéries résistantes aux antibiotiques, comme Esherichia coli, responsable d’intoxications alimentaires, ou encore comme des staphylocoques responsables d’infections nosocomiales. L’inhibine et la défensine sont produites par l’abeille, qui les ajoute au miel au profit des larves. Ces résultats permettent d’envisager la production de nouveaux antibactériens à base de défensine.

Voilà qui me donne envie de boire un lait-miel. Maintenant que j’y pense, c’était le remède préféré de ma mère pour contrer les maux de gorge !

Voir aussi :

** Attention à ne pas donner de miel aux enfants de moins de 1 an, risque de botulisme.

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Une réponse à Le miel : remède ancestral qui a de l’avenir

  1. APA dit :

    Incroyable ce que le vomit d’un insecte peux faire pour les humans!

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