Le 16 septembre est la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone. Mais, au fait, existe-t-il encore un « trou » ? Réponse : oui, mais ce n’est pas vraiment un trou…
Retour sur un phénomène qui a fait la manchette dans les années 1980-90, avant de tomber dans l’oubli (pour ne pas dire dans un trou!), détrôné par le dossier autrement « plus chaud » de l’augmentation de l’effet de serre.
Définition et rôle de la couche d’ozone
La couche d’ozone est une enveloppe gazeuse située principalement dans la stratosphère, à une altitude moyenne d’environ 25 km. Je vous invite à consulter le Dictionnaire Visuel, qui situe graphiquement la couche d’ozone dans l’atmosphère terrestre.
Malgré sa très faible concentration (à peine 3 millimètres d’épaisseur si on regroupait toutes ses molécules), ce filtre invisible agit comme un bouclier protecteur en absorbant une grande partie des rayons ultraviolets nocifs du soleil. La dégradation de la couche d’ozone est donc très dommageable à la vie sur Terre, entraînant un accroissement des cancers, des maladies de l’œil, des déficiences immunitaires et des mutations génétiques.
Et qu’en est-il de ce trou ?
L’ozone se génère et se dégrade naturellement dans l’atmosphère sous l’action du soleil. Normalement, la génération et la destruction d’ozone s’équivalent. Mais le rejet dans l’atmosphère de certains produits industriels, notamment les CFC (chlorofluorocarbures), a brisé cet équilibre naturel en dégradant rapidement la couche. Cette dernière s’amincit dangereusement, particulièrement au-dessus des deux pôles, et plus spécifiquement au printemps. Le « trou » en question est donc en réalité cet amincissement saisonnier.
La bonne nouvelle : une majorité de pays a signé, en 1987, le Protocole de Montréal, visant la protection de la couche d’ozone et le bannissement des substances qui l’appauvrissent. La moins bonne nouvelle : les substances nocives déjà présentes dans l’atmosphère restent actives plusieurs décennies. On a même enregistré une diminution record de la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique ce printemps 2011 ! De façon générale, il est estimé que la couche d’ozone ne retrouvera pas sa densité normale avant 2030-2040, et pas avant 2045-2060 pour ce qui est des pôles, notamment au-dessus de l’Antarctique.
En attendant, ne manquez pas de vous protéger des (toujours aussi) dangereux rayons ultraviolets en vous munissant d’un chapeau, de lunettes de soleil et de crème solaire…
Pour en savoir plus
Les effets de l’appauvrissement de la couche d’ozone sur la santé et l’environnement


À la fin de l’hiver 2011, au-dessus de l’Arctique, un trou dans la couche d’ozone grand comme cinq fois l’Allemagne environ a été détecté !!
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/record-trou-geant-dans-la-couche-dozone-au-dessus-de-larctique_33750/#xtor=AL-27-1ACTU-33750record_:_trou_geant_dans_la_couche_d_ozone_au-dessus_de_l_arctique
Effectivement, concernant le trou au-dessus de l’Arctique, il s’agit d’une année record… Et ça nous touche directement!