« Terrible two » : vivre avec l’enfant terrible

Votre charmant bambin d’environ deux ans s’est récemment transformé en petit monstre capricieux qui crie, tape du pied et refuse catégoriquement tout ce que vous lui demandez ou proposez : bienvenue dans l’ère du « terrible two », cette période particulièrement pénible pour les parents, mais néanmoins nécessaire au développement de votre enfant !

La première adolescence

© Pierre BESSARD/REA

Plusieurs psychologues, dont le Dr Fitzhugh Dodson (auteur du très célèbre Tout se joue avant six ans), nomment ainsi la période, généralement entre 2 et 3 ans, au cours de laquelle l’enfant apprend à exprimer ses désirs, revendiquer son autonomie et s’affirmer en tant que personne à part entière.
Bébé conteste l’autorité, s’oppose aux demandes de ses parents, et pourrait en apprendre beaucoup à « ceux qui ne savent pas dire non ». En effet, « Non, pas le dodo ! », « Non, pas le bain ! » et « Moi je veux pas ! » deviennent les refrains de vos journées. Chaque petit rien (déjeuner, se brosser les dents, mettre son chapeau) est susceptible de déclencher un accès de fureur d’une ampleur démesurée.
De crises de colère monumentales en manifestations de violence (Bébé mord, tire les cheveux et lance tout ce qui est à sa portée), les parents perdent patience et doutent de leurs capacités parentales, comme en témoignent les centaines de forums sur le sujet.

Petit guide de survie à l’usage des parents

La ruse : votre arme secrète

Un enfant a besoin d’être encadré et de se faire imposer des limites. Il ne faut donc surtout pas céder à ses caprices. Votre enfant tentera par tous les moyens de vous tester en transgressant les limites imposées, mais rappelez-vous que vous êtes l’adulte et que vous possédez une arme efficace : la ruse.
Au lieu de demander quelque chose de précis à votre petit tyran (« Mange tes légumes », « Mets ton pyjama », etc.), donnez-lui l’impression qu’il contrôle la situation en lui offrant des choix (« Veux-tu manger tes carottes ou tes brocolis en premier ? », « Préfères-tu porter le pyjama bleu ou celui avec des girafes ce soir ? »). Une technique qui a fait ses preuves dans de nombreux foyers…
La ruse est également l’outil idéal lorsque vient le temps de désamorcer une crise sur le point d’exploser : surveillez les signes précurseurs (tension, agressivité naissante, sanglots, etc.) et dirigez l’attention de votre enfant sur quelque chose d’autre (« Oh, regarde le bel avion ! », « Papa a envie de faire une maison avec les blocs, veux-tu aider Papa ? »).

La routine : votre meilleure amie

Les enfants aiment la routine, qui les sécurise en leur fournissant des repères stables. Si Bébé a un horaire régulier, il aura moins de chances d’être surpris, et donc contrarié par les événements. Dans la mesure du possible, avertissez votre enfant de la prochaine activité au programme. Ainsi, 30 minutes avant de la border, j’avertis ma fille que ce sera bientôt l’heure du dodo. Cette technique n’est pas infaillible (mon héritière est passée maître dans l’art de négocier les « encor’ 5 minutes, maman ! »), mais il faut persévérer, les résultats ne sont pas instantanés.

Patience et longueur de temps (…) : votre mantra

En tout temps, tentez de garder votre calme et d’être compréhensif. Plus facile à dire qu’à faire, n’est-ce pas ? Rappelez-vous que votre rôle est entre autres d’apprendre à votre enfant à gérer sainement sa colère et sa frustration, et que le meilleur moyen d’y parvenir demeure encore de lui montrer l’exemple…
Parents d’enfants terribles, vous n’êtes pas seuls. L’humour, l’amour et la patience viendront à bout de cette période difficile… jusqu’à la seconde adolescence, la vraie !

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Une réponse à « Terrible two » : vivre avec l’enfant terrible

  1. Anne dit :

    En tant que maman d’une petite coquine de 2 ans et demi, je suis en plein dedans ! J’ai toutefois la « chance » que les crises soient limitées à la maison… pas de « crise du bacon » en public, donc (je touche du bois).
    Le truc de l’illusion de contrôle fonctionne plutôt bien chez moi : je lui laisse faire des choix qui n’en sont pas réellement, et pour le moment elle n’y voit que du feu. Je ne suis pas certaine qu’elle sera aussi dupe une fois adolescente, par contre !

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