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Le judo

Judo signifie « la voie de la souplesse » en japonais. Ce système de combat non armé se distingue des autres arts martiaux par la lutte corps à corps et les projections au sol. Inspiré du jujitsu, un art martial de l’époque féodale, et développé à la fin du XIXe siècle par le Japonais Jigoro Kano, le judo vise avant tout l’amélioration physique et morale de ses pratiquants. Il s’articule autour du principe voulant qu’un judoka ne s’oppose jamais à la force de son adversaire, mais l’utilise plutôt afin de la retourner contre lui. À la fois art de défense, sport de masse et sport de compétition, le judo fait sa première apparition aux J.O. de Tokyo en 1964, mais n’est définitivement admis comme discipline masculine qu’en 1972, à Munich. Le judo féminin devient discipline olympique en 1992, à Barcelone.


Profil du judoka et grades

Les gabarits sont très diversifiés étant donné les différentes catégories de poids, mais la musculature du dos est toujours solide et les jambes puissantes. Pour les athlètes des catégories de poids super-légers à moyens, l’entraînement, très technique, est axé sur la rapidité. Dans les catégories supérieures, le travail de musculation est plus important.

La ceinture enroulée deux fois autour de la taille indique le grade du judoka. Au Japon, il n’existe pas d’intermédiaire entre la ceinture blanche et la ceinture noire, alors que les pays occidentaux ont introduit les ceintures de couleurs correspondant aux grades du judoka (kyu ou dan, selon le niveau). À chaque passage de grade correspond un ensemble de techniques que le judoka doit maîtriser. À partir de la ceinture noire 1er dan, des techniques imposées et tirées au hasard doivent être exécutées par le pratiquant devant une commission des grades, c’est-à-dire un jury composé de hauts gradés.


Techniques et tactiques

Le but du judoka est de marquer un ippon (10 points) ou le plus de points possible pendant le combat (5 minutes chez les hommes, 4 chez les femmes). Trois situations permettent de marquer un ippon : projeter avec contrôle, force et vitesse son adversaire, qui doit tomber sur le dos, l’amener à abandonner suite à une clef de bras ou un étranglement, réussir à l’immobiliser au sol (osaekomi) pendant 25 secondes.


Le concurrent cherche à prendre l’avantage en début d’affrontement et à poursuivre l’attaque, tout en contrôlant le rythme et le déroulement du combat. Il essaie de mettre à profit la moindre erreur de son adversaire, de le déséquilibrer, de le contrer par des techniques judicieusement choisies et mises en œuvre très rapidement. Avec son entraîneur, chaque judoka prépare de 2 à 5 mouvements spéciaux, conçus pour offrir une efficacité maximale en fonction de sa morphologie et de ses habiletés.