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Le saut d’obstacles : un sport équestre

Les origines des sports équestres

L’emploi du cheval dans les activités fondamentales des peuples – la guerre, le transport et la chasse – s’impose pendant des siècles, et les progrès de l’équipement – selles, étriers, mors, fers, etc. – donnent progressivement naissance, en Europe et en Orient, à des techniques très élaborées de combat rapproché à cheval.

Au XIV e siècle, l’Europe s’attache à l’académisme et à l’aspect militaire de cet art équestre, tandis que l’Angleterre s’oriente également vers une équitation sportive où courses et chasse prédominent.

Au XIX e siècle, lorsque les moteurs remplacent le cheval au travail comme à la guerre, la dimension sportive de l’équitation, souvent issue des traditions militaires, apparaît tout naturellement. Aujourd’hui, le succès des courses et des compétitions équestres auprès du public permet de financer l’élevage et de préserver la diversité des races de chevaux.


Sélectionner le bon cheval

Pour produire des chevaux parfaitement adaptés aux tâches auxquelles ils sont destinés, les meilleurs éléments, étalons ou juments, sont sélectionnés d’après leurs résultats en compétition.

Plus de 200 races ont été créées et répertoriées de façon précise dans des stud-books (livres généalogiques), pour leurs aptitudes et leurs caractéristiques physiques. Ainsi, le selle français, le hunter anglais et le hanovrien allemand sont reconnus pour leurs aptitudes exceptionnelles au saut d’obstacles.

Malgré leur don, la compétition nécessite une solide expérience, acquise en quatre années de dressage progressif. Avant le début de la saison, les capacités pulmonaires et musculaires des chevaux, très sollicitées en compétition, sont entretenues par des séances de galop (pour le souffle) et de trot soutenu (pour les muscles propulseurs).


Si certains attribuent 70% du mérite d’une victoire au cheval, le saut d’obstacles laisse tout de même une grande part à l’influence du cavalier. L’animal doit être en confiance, et comprendre très clairement ce qu’attend son maître pour fournir des efforts généreux. Cette entente subtile n’est jamais acquise définitivement : elle doit être confirmée et entretenue quotidiennement, par des exercices variés sur tous types d’obstacles.


Parcours et obstacles

Au concours hippique, pour franchir les obstacles sans les toucher et le plus rapidement possible, la technique du cavalier est le complément indispensable à la force musculaire du cheval. Cette forme d’équitation sportive est née au milieu du XIXe siècle, lors des chevauchées de chasse dans la campagne anglaise, où les obstacles naturels – haies, fossés et murets – abondaient.

La première compétition internationale de saut a lieu aux Jeux olympiques de Paris en 1900. Le Concours olympique, épreuve de clôture des Jeux d’été, est l’une des épreuves les plus attendues du grand public.


Une vitesse minimum de 350 à 400 m/min est imposée. La longueur des parcours, aujourd’hui conçus par des dessinateurs spécialisés, est comprise entre 700 et 1000 m. Ils sont composés de 12 à 15 obstacles, dont au moins trois combinaisons.