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Le ski alpin et le saut à ski

Du 23 au 27 février, les skieurs les plus rapides au monde s’affrontent sur les pentes de Whistler Creekside dans le cadre des compétitions olympiques de slalom géant et de slalom. De visu vous plonge au cœur de l'action et vous invite à explorer cette semaine le monde du ski alpin et du saut à ski.

Le ski alpin

Des gravures rupestres découvertes en Scandinavie, datant de plus de 4 000 ans et représentant des hommes chaussés de longues planches de bois, révèlent qu’à cette époque une forme rudimentaire de skis était déjà utilisée pour suivre les troupeaux de rennes sur la neige.
Utilisé à diverses fins utilitaires au fil des siècles, dont les déplacements militaires, le ski ne s’est véritablement développé en tant que sport que dans la première moitié du 18e siècle. En 1888, le voyage en skis de fond au Groenland de l’explorateur norvégien Fridtjof Nansen inspire des montagnards français, suisses, allemands et autrichiens, qui importent des skis de Scandinavie et popularisent la pratique de ce sport dans leur pays respectif. Les techniques de ski de fond ne conviennent toutefois pas aux terrains montagneux des Alpes, c'est pourquoi on procède à certaines adaptations (dont la fixation du talon au ski, qui facilite la manœuvre de virage dans les pentes) qui donnent le jour, vers la fin du 19e siècle, au ski alpin.

La Fédération internationale de ski (FIS) est fondée en 1924 et commence à organiser des compétitions de ski alpin dès 1931. En 1936, le combiné (ski de descente et slalom) est introduit aux Jeux d’hiver pour les hommes et les femmes, la descente et le slalom étant admis comme disciplines séparées à partir des Jeux de Chamonix, en 1948. Le slalom géant (hommes et femmes) fait quant à lui son apparition aux J.O. d’Oslo en 1952, tandis que le super-G (hommes et femmes) est présenté pour la première fois aux Jeux de Calgary, en 1988. Cette année, une nouvelle discipline a fait son entrée dans la gamme olympique aux Jeux de Vancouver : le super-combiné, qui comprend une descente et deux manches de slalom.



Les épreuves de vitesse



1. Descente :
La piste, d'une longueur comprise entre 800 et 1 100 m pour les hommes et entre 500 et 800 m pour les femmes, présente une forte inclinaison avec de grandes lignes droites et de longs virages rapides. Les skieurs disposent de trois jours d'essai pour se familiariser avec le tracé, puis rivalisent de vitesse à tour de rôle lors de la compétition, qui se déroule en une seule manche. En plus de s'assurer de respecter le parcours balisé par des portes (piquets dotés de fanions colorés), les concurrents doivent négocier des sauts sans perdre de vitesse. Ils adoptent pour ce faire une position regroupée, les genoux repliés près du buste, les mains bien en avant afin de contrôler leur équilibre et d'offrir un minimum de résistance à l'air.




2. Super-G (ou super-géant) :
Discipline récente qui combine la vitesse de la descente à la technique du géant, le super-G se dispute sur une piste plus courte que celle de la descente, mais plus longue que la piste de slalom. Le parcours, que les compétiteurs découvrent le jour même de la course, compte un nombre important de changements de direction (minimum de 30 portes chez les femmes, et de 35 chez les hommes), que les skieurs doivent tous effectuer pour pouvoir compléter le parcours.


Les épreuves techniques



1. Slalom (ou slalom spécial) :
Les piquets de slalom dessinent un tracé serré sur la piste abrupte qu'empruntent les skieurs, ce qui les contraint à enchaîner rapidement les virages. Lors des deux manches de la compétition, ils doivent franchir le plus rapidement possible toutes les portes (entre 55 et 75 chez les hommes, entre 45 et 65 chez les femmes) en respectant l'alternance des teintes (rouge et bleu), le classement final étant déterminé par la somme des deux temps. Le virage de type slalom s'effectue en position droite, les genoux légèrement fléchis afin de jouer un rôle d'amortisseur, et les pieds relativement rapprochés. C'est un virage de peu d'amplitude qui permet de négocier les portes étroites d'un slalom.




2. Slalom géant (ou géant) :
Couru sur une pente moins prononcée qu'un slalom, il comporte moins de portes et des courbes plus longues que celui-ci. La technique de virage employée est la même que celle qu'on utilise en descente et en super-G : les genoux fléchis, buste légèrement incliné vers l'avant, pieds et bras relativement écartés, le skieur effectue sa pression sur toute la longueur de la carre intérieure du ski extérieur, tandis que le ski intérieur sert principalement à garder l'équilibre. Comme pour le slalom spécial, le temps cumulatif sur deux manches détermine le vainqueur.


Le saut à ski

Le saut à ski oppose des athlètes qui cherchent à franchir la plus grande distance possible dans les airs grâce à l'élan pris sur un tremplin, dans un style précis noté par des juges. Ce sport apparaît au 19e siècle en Norvège dans le contexte des carnavals d'hiver. Il est officiellement reconnu comme discipline sportive avec la création, en 1892, de la Coupe du Roi, récompense décernée par la famille royale norvégienne au gagnant de la rencontre annuelle de Holmenkollen. Régie par la FIS, une première épreuve sur tremplin « normal » figure au programme des Jeux de Chamonix en 1924. Deux autres épreuves se sont ajoutées depuis, soit celle sur grand tremplin, introduite aux Jeux d'Innsbruck (Autriche) en 1964, et celle par équipe (de 4), qui a fait ses débuts en 1988, aux Jeux de Calgary (Canada), mais aucun volet féminin n'est inclus à ce jour au programme olympique, ce que décrient bien des athlètes.
Un système de pointage permet aux juges d'évaluer chaque saut en fonction de la distance parcourue et du style (vol, réception, dégagement), le gagnant étant déterminé par le nombre total de points mérités lors des deux sauts que comporte l'épreuve. En compétition par équipe, les points des quatre sauteurs sont cumulés pour obtenir le résultat global qui déterminera la position de l'équipe au classement.


Technique



1. Élan
Le sauteur recherche une position aérodynamique et la maintient jusqu'à la table du tremplin, à partir de laquelle il s'élance pour son saut. En moins de 5 secondes, de la plateforme de départ jusqu'à son envol, sa vitesse passera de 0 à 100 km/h.

2. Envol
C'est l'instant critique du saut : une impulsion hâtive ou tardive peut réduire de beaucoup la distance parcourue. Le sauteur doit se redresser au moment exact où il atteint l'extrémité de la table du tremplin. Son changement de position, très rapide, se poursuit avec un étirement de tout le corps vers l'avant.




3. Vol
Le sauteur est penché vers l'avant de ses skis afin d'obetenir un maximum d'aérodynamisme. Ses skis sont déployés en V pour augmenter la résistance de l'air, et par conséquent la portance, ce qui prolonge le vol, dont la longueur totale est mesurée du point d'envol au point de contact avec le sol.

4. Atterrissage
Le choc de la réception équivaut à trois fois le poids du sauteur. La position telemark (une jambe légèrement avancée par rapport à l'autre) lui permet d'absorber ce choc sur sa jambe avant et de le répartir sur l'ensemble de son corps avant de se stabiliser pour la décélération.