Explorez par thème

Testez vos conaissances

Jeux

Les végétaux hétérotrophes : vivre aux dépens des autres

Les plantes chlorophylliennes fabriquent leur propre nourriture par photosynthèse, à partir de l’eau et des sels minéraux puisés dans le sol. Elles sont autotrophes. À l’inverse, les végétaux hétérotrophes sont incapables de se nourrir par eux-mêmes. Ils puisent la totalité ou une partie de leur nourriture auprès d’autres êtres vivants. On distingue différents types de végétaux hétérotrophes, selon la relation qu’ils entretiennent avec leurs hôtes. Dans le cas d’une symbiose, le végétal hétérotrophe et son hôte tirent tous deux bénéfice de leur association. Les végétaux parasites, en revanche, détournent les ressources de leur hôte à leur seul profit.

Les végétaux symbiotiques

La symbiose désigne l’association de deux organismes qui bénéficient mutuellement de leur vie commune. Les lichens sont composés d’un champignon et d’une algue vivant en symbiose. L’algue, chlorophyllienne, fabrique la matière organique nécessaire aux deux partenaires, tandis que le champignon approvisionne le couple en eau et en sels minéraux. Les lichens poussent généralement à la surface des arbres ou des rochers.

exemples de lichens image


Les mycorhizes (association d’un champignon et des racines d’un arbre) sont aussi des exemples de symbiose. Le champignon bénéficie de la matière organique qui circule dans la racine, tandis que l’arbre profite d’une plus grande surface de contact au sol, et donc d’un meilleur accès à l’eau et aux sels minéraux. Les mycorhizes sont fréquentes : 80% des plantes à fleurs et des conifères abritent un champignon dans leur système racinaire.

exemples de conifères image


Les végétaux parasites

Les végétaux parasites sont incapables de réaliser la photosynthèse et dépendent par conséquent entièrement de leur hôte. La plupart d’entre eux, comme la cuscute, possèdent des suçoirs, sorte de racines qui pénètrent dans la tige de l’hôte jusqu’aux faisceaux conducteurs et aspirent la sève élaborée.
La cuscute est une plante herbacée qui parasite de nombreuses plantes, herbacées ou ligneuses. Elle présente de petites fleurs blanches et des tiges rougeâtres, enroulées en vrilles autour des tiges de la plante hôte. Elle se nourrit exclusivement de la matière organique fabriquée par son hôte, qu’elle pompe directement dans le phloème à l’aide de suçoirs.

Tige cuscute

Les végétaux semi-parasites

Ces végétaux possèdent de la chlorophylle et peuvent donc fabriquer leur nourriture par photosynthèse. Cependant, comme ils sont dépourvus de racines, ils doivent puiser l’eau et les sels minéraux de base auprès d’un hôte, en pompant sa sève brute. C’est le cas du gui, par exemple. Ce semi-paraiste pousse en touffes sur les branches de nombreux arbres. Ses baies translucides contiennent une substance très collante caractéristique. Le gui plonge ses suçoirs jusqu’aux vaisseaux du xylème de son hôte afin d’y puiser la sève brute. Il utilise ensuite cette matière première pour fabriquer sa nourriture par photosynthèse.

Gui

Les plantes carnivores

Les plantes carnivores sont capables de fabriquer leur propre nourriture par photosynthèse. Cependant, les animaux qu’elles capturent leur apportent un complément alimentaire qui leur permet de survivre sur des sols pauvres en azote, acides et marécageux, comme les tourbières. On dénombre environ 600 espèces de plantes carnivores. Elles capturent principalement des insectes, qu’elles digèrent lentement grâce à des sucs digestifs.
Les plantes carnivores utilisent diverses stratégies pour piéger leurs proies. La moitié des espèces capture ses proies par aspiration : l’animal est aspiré à l’intérieur d’un petit sac où il sera digéré. Près du tiers des espèces de plantes carnivores piège ses victimes dans du mucilage, un nectar visqueux dans lequel l’insecte est englué puis digéré. Une centaine d’espèces végétales disposent de pièges à urne, sorte de puits duquel l’animal piégé ne peut pas ressortir. Enfin, les pièges à charnière sont spectaculaires mais très rares : seulement deux espèces l’utilisent.

Pièges plantes Pièges plantes

Blogue ikonet : De la sensibilité des plantes